Faire son court-métrage, c’est bientôt, à Clermont-Ferrand. The place to be.
A Clermont-Ferrand, nous avons le Puy-de-Dôme et le Festival du Court-métrage. Il y a aussi le bleu de Laqueuille et le cantal entre-deux ainsi que le Puy de La vache et autre courtoiseries locales, mais le Festival du Court-Métrage est la manifestation clermontoise qui fédère un ancrage de proximité et une envergure internationale.
Ce qui est formidable, c’est que malgré les années, aucune snoberie n’a gâté la fête. Les espaces se sont élargis, les résonances se sont étendues, les clermontois sont devenus de fins cinéphiles de court et les scolaires profitent d’une éducation à l’image de qualité et inédite sur le territoire.
Loin d’enfermer dans un entre-soi étouffant et crispé, le Festival reste populaire, intelligent et dynamique.
Les ouvertures vers les mondes impalpables du fantastiques et du poétiques trouvent dans le court-métrage une expression moderne, contemporaine, tandis que les narrations plus classique saisissent par leur cruelle vérité ou leur naïve ironie. Il est rare de rester indemne après une série de courts.
Le Festival résonne en hors-scène dans une atmosphère joyeuse et légère malgré l’ampleur des foules qui patientent pour profiter d’images neuves, d’effets surprenants et d’attentes nouvelles.
Bien sûr, il y a parfois des déceptions, un peu d’ennui, comme dans toute relation véritable, l’unanimité ne vient pas proposer son vernis faschisant et éteindre les subjectivités.
Alors chacun y va de son petit bonheur ou de sa grande claque, de sa surprise amusée ou de son émotion gonflée de larmes. C’est cela aussi le Festival du court-métrage : on en a toujours pour son argent. Et en Auvergne, paraît que c’est important.
Dalie