fêtes

cp.rhubarbe_1_ « Qu’on me pardonne mais c’est une phrase que j’ai beaucoup de mal à dire sans rire. Les hommes naissent tous libres et égaux en droits, prenons cette femme, c’est une image madame, loin de moi l’idée de vous prendre ici dans ce box trop exigu pour les 181 cm de splendeur nacrée qui compose, en tout bien tout honneur, votre principale source de revenus. Prenons cette femme, elle est belle. La beauté. Existe t-il un privilège plus totalement exorbitant que la beauté ? Par sa beauté, cette femme, n’est-elle pas un petit peu plus libre et un petit peu plus égale dans le grand combat pour survivre que la moyenne des homos-sapiens qui passent leur vie à se courir après la queue en attendant la mort ? Quel profond imbécile aurait l’outrecuidance de soutenir au nom des grands principes révolutionnaires que l’immonde boudin trapu qui m’a collé une contredanse, tout à l’heure, possède les mêmes armes pour asseoir son bonheur terrestre que cette grande fille féline aux charmes troubles où l’œil se pose et chancelle avec une bienveillante lubricité contenue, difficilement contenue…. » Pierre Desproges Réquisitoire contre Inès de la Fressange «Les hommes naissent tous libres et égaux en droits».

Mes tartelettes de Boudin blanc sur compote pomme-rhubarbe

proposées par Dalie

Cette entrée est facile à faire, il y a deux versions : une rapide avec des produits déjà prêts et une version entièrement faite maison. Ingrédients : – une pâte brisée -de la compote pomme rhubarbe ( si toute faite : chez Andros) – du boudin blanc Abaissez les fonds de tarte et faire cuire à blanc. Pendant ce temps retirez la « peau » des boudins, coupez les en rondelles pas trop épaisses et faites les revenir à la poêle pour les faire blondir. Tartinez les fond de tarte de compote pommes-rhubarbe et dressez en rosace les rondelles de boudins blancs.

Mini-cocottes de St Jacques et leur lit de légumes

proposées par Denys Couturier

Ingrédients (pour 6) : -Deux carottes -Un beau poireau -Noix de St Jacques (comptez 4 moyennes par personne) -Crème fraiche (25ml) -Vin blanc sec -Sel, poivre, curry et un peu de beurre pour faire revenir les légumes et les St Jacques Après les avoir nettoyés, émincez les carottes et les poireaux et les faire revenir et cuire un bon quart d’heure dans une poêle. Rajoutez la moitié de la crème fraiche et mélangez après avoir assaisonné. Disposez ensuite les légumes dans les mini-cocottes tout en réservant un peu de crème restée dans la poêle. Pensez à laisser les mini-cocottes à présent garnies dans un four chaud pour que les légumes ne refroidissent pas. Rajoutez une noix de beurre et faites dorer les St Jacques (environ 3 ou 4 min de chaque côté) puis déglacez avec le vin blanc et rajoutez le reste de crème réservé. Disposez les St Jacques dans les mini-cocottes en rajoutant le mélange crème-vin blanc pour compléter et servez aussitôt. Vous pouvez accompagner ces mini-cocottes d’un vin blanc sec et d’une tranche de pain de campagne toasté.

Les coquillages de Monsieur Chabre est une des nouvelles les plus cyniques de Zola. Bon bourgeois vieillissant, Monsieur Chabre, marchand de grains retraité, a épousé la jeune et jolie Estelle. Toutefois, leur union est restée stérile. Sur les conseils de leur médecin, Monsieur Chabre et son épouse décident de partir à Piriac pour faire une cure de fruits de mer. Le remède sera souverain puisqu’Estelle donnera naissance à un enfant neuf mois après leur retour. Toutefois, l’aide du bel Hector avec lequel le couple a fait connaissance lors de sa villégiature semble avoir été tout aussi secourable que celle des coquillages dévorés avec avidité par Monsieur Chabre… Alors, comme le mari tournait le dos, grelottant de peur en sentant la mer lui monter aux aisselles, Hector se risqua, baisa une des petites mains qu’il avait sur les épaules. Estelle voulut les retirer, mais il lui dit de ne pas bouger, ou qu’il ne répondait de rien. Et il se remit à couvrir les mains de baisers. Elles étaient fraîches et salées, il buvait sur elles les voluptés amères de l’Océan. « Je vous en prie, laissez-moi, répétait Estelle, en affectant un air courroucé. Vous abusez étrangement… Je saute dans l’eau, si vous recommencez. » Il recommençait, et elle ne sautait pas. Il la serrait étroitement aux chevilles, il lui dévorait toujours les mains, sans dire une parole, guettant seulement ce qu’on voyait encore du dos de M. Chabre, un reste de dos tragique qui manquait de sombrer à chaque pas. »coquilles-st-jacques_800

« Ce petit monstre de circonspection, tapi tantôt d’aguets aux chambranles des portes du sous-marin séjour, que veut-il ? Où va-t-il ? »

Francis Ponge, La crevette dans tous ses états

 

Pour l’entrée de mon repas de Noël, j’ai choisi ce modeste animal dont on dit qu’il est moins noble que le homard ou la langouste. Habillé d’une feuille de brick, il se présente en habit de fête et ouvre la porte du palais.

crevette

Mes aumônières de crevettes

proposées par Marie Agullo

Préparez d’abord une julienne de légumes avec deux carottes, un blanc de poireau, un demi fenouil, en les coupant en fines lamelles que vous ferez cuire à l’étouffée, dans une noix de beurre, juste avec un peu de sel, de poivre, et un quart de cuiller à café de curry. Cinq minutes suffisent sous le couvercle, à feu doux : les légumes doivent rester croquants. Ajoutez dans la sauteuse 200 grammes de crevettes roses décortiquées. Réservez le mélange.

Versez 20 cl de crème liquide, salée, poivrée, dans une casserole. Epicez-la de quelques gouttes d’huile pour pizza. Pelez et émincez une échalote et mettez-la à cuire dans la crème, à feu doux. Epaississez la préparation en ajoutant  une pomme de terre cuite à l’eau et écrasée en purée.

Déposez un quart du mélange légumes crevettes dans quatre feuilles de brick que vous refermez en aumônières avec quatre brins de ciboulette. Faites-les blondir au four dix minutes, juste avant de les servir, croustillantes et dorées.

Servez-les avec la crème à l’échalote.

Ma Fricassée d’oie à la chinoise

(au vinaigre et au miel)

proposée par Mamie Josiane

Ingrédients : -une oie découpée, une carotte, deux oignons, deux pommes, un citron, 40 g de raisin, 80 g de gingembre frais, 25 cl de vin blanc sec, 2 cuillère à soupe de miel, 2 cuil soupe de viniagre de cidre, 2 cuil à soupe d’huile d’arachide, un bâton de canelle, une cuillère à café de graines de coriandre séchée, 8 graines de genièvres, sel/poivre Réalisez une julienne avec le gingembre et les zestes de citron, blanchissez les et épongez les. Faites tremper les raisins secs dans un bol d’eau bouillante coupez en dés les oignons, les carottes, et les pommes Faites dorer les morceaux d’oie, mettez de côté et jetez le gras qui reste dans la cocotte. Ajoutez les légumes, faites les fondre.  puis ajoutez le vinaigre, le vin, le miel, le gingembre, le citron, les raisins, les épices, le sel, le poivre, la viande. Cuire pendant une heure 15.

miel-conservation « Non, l’école ne leur fournissait pas seulement une évasion de la vie de famille. Dans la classe de M. Bernard du moins, elle nourrissait en eux une faim plus essentielle encore à l’enfant qu’à l’homme et qui est la faim de la découverte. Dans les autres classes, on leur apprenait sans doute beaucoup de choses, mais un peu comme on gave les oies. On leur présentait une nourriture toute faite en les priant de vouloir bien l’avaler. Dans la classe de M. Germain, pour la première fois ils sentaient qu’ils existaient et qu’ils étaient l’objet de la plus haute considération : on les jugeait dignes de découvrir le monde. » Albert CAMUS, Le Premier homme, Gallimard, 1994

Mes « Vanillekipferle”

proposés par Gisela et traduits par Aude Becker

Ingrédients : 150g de beurre mou, 50g de sucre glace, 1 pincée de sel, 100g de poudre d’amande, 200g de farine fluide type 405, 2 paquets de sucre vanillé, 2 cuillérées à soupe de sucre. Il faut malaxer le beurre, le sucre glace et le sel avec les mains. Y ajouter la farine et la poudre d’amande préalablement mélangées dans un bol. Continuez à malaxer jusqu’à l’obtention d’une boule de pâte homogène. Divisez la boule en deux et roulez la pâte pour obtenir 2 rouleaux de 30cm de longueur. Faites reposer au réfrigérateur 30 minutes. Préchauffez le four à 180°. Recouvrez la plaque de cuisson de papier sulfurisé. Reprenez les rouleaux, coupez-les en 20 portions. Formez ensuite des croissants avec vos mains enfarinées. Posez-les à 2cm d’intervalle sur la plaque, enfournez. Pendant la cuisson, mélangez le sucre en poudre et le sucre vanillé. Lorsque les croissants sont juste prêts et donc légèrement dorés, immergez-les encore chauds dans la préparation sucrée. A déguster sans modération pendant la période de l’avent ! Plaque : position médiane ; Température : entre 160° et 180°C ; Temps de cuisson : 12 à 15 minutes

« Laßt uns froh und munter sein

und uns recht von Herzen freun! »

 Extrait d’une chanson traditionnelle allemande chantée au mois de décembre, pour fêter entre autre la venue de Saint Nicolas, le 6 décembre :  « soyons gais et heureux et réjouissons-nous de tout cœur ! » 1385294760936-vanillekipferl

framboise « Aimez le chocolat à fond, sans complexe ni fausse honte, car rappelez-vous : sans un grain de folie, il n’est point d’homme raisonnable. » LA ROCHEFOUCAULD (1613-1680) chocolat-tablette-440

Ma fraîcheur au chocolat

proposée par Joël Ruth

Framboise pépin : 0.500 kg framboise pépin, 0.40 l d’eau 0.200 kg de sucre  et 7 feuilles de gélatine (14 g) (chauffer moitié de framboise avec l’eau et sucre, dissoudre gélatine et ajouter le reste de framboise pépin surgelées pour refroidir)

Fraîcheur : 0.5l de lait, 0.5 l crème  0.125 kg de jaune,0.1kg de sucre (crème anglaise). Adjoindre 5 feuilles de gélatine. Verser en mixant sur 0.500 kg de choc fondu

Pailleté feuillantine : Fondre 0.1kg choc, Adjoindre à 0.125 kg de pâte de cacahuète ou nutella, Mélanger avec 0.020 kg d’huile d’olive, Verser 0.090 kg de feuillantine(gavottes brisées) et mélanger délicatement. Appliquer à la cuillère sur biscuit inversé cacao cuit

Le biscuit inversé au chocolat :Farine 75g, Maïzena : 12g, Sucre : 90g, Cacao poudre : 12g, Jaunes : 5 pces (100g), Blancs : 5 pces (0.150kg) : Chemiser les plaques à pâtisserie d’une feuille ou d’un tapis de cuisson. Tamiser la farine, maïzena et le cacao poudre. Monter les blancs et serrer avec le sucre. Ajouter en coupant et sans retomber à l’appareil les jaunes et les poudres tamisées. Répartir et étaler uniformément sur les plaques. Cuire dans un four à 240°C pendant environ sept minutes. Débarrasser en retournant sur des grilles à pâtisserie munies d’une feuille de papier sulfurisé et réserver.

Glaçage cacao : Tremper 3 feuilles de gélatine dans l’eau froide. Mettre les feuilles à fondre dans le mélange bouilli suivant : 60 g de crème, 90 g d’eau, 60 g de sucre en mixant avec la petite girafe (mixeur). Verser  30 g de cacao. Passer au chinois et refroidir  à température ambiante.

Une fois ce glaçage refroidi mais pas complètement gélifié, le verser sur le cadre de biscuit+fraîcheur. Remettre au froid, laisser prendre, et décadrer la fraîcheur.

P.S1 : L’ordre est biscuit puis pâte feuillantine puis framboise pépin, puis fraîcheur puis glaçage
P.S2 : le demi-cadre correspond en fait au cadre réglable que l’on trouve dans le commerce, environ 30 cm par 20. Avec cette dimension et ces proportions, gâteau pour 15 personnes.