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Paroles, voix et cultures citoyennes

Une courgette qui fait pleurer….

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Le film commence fort. Le film commence dur.

Un petit garçon surnommé Courgette vit seul avec sa mère alcoolique et dépressive.  Le père a disparu et la mère cuve un chagrin aussi mauvais que la bière qu’elle boit canette après canette.

Sur le coup, avec mes jumeaux de 6 ans, je me dis, que j’aurais mieux fait de remettre le DVD de la Reine des Neiges, qui est une valeur sûre.

Après, il lui arrive malheur à cette mère un peu à la manque, mais qui va manquer quand même. Alors, je me dis que le livre de la jungle c’est bien aussi. Etre élevé par une panthère et un ours, c’est bien, les loups aussi c’est bien.

Courgette se retrouve à l’ASE. Pour ceux qui connaissent pas le sigle, c’est genre un orphelinat, sans les panthères qui parlent et les ours qui chantent.

Là, cela devient chelou, chelou. Les enfants sont tous des écorchés de l’existence, ceux que tu ne vois pas dans les dessins animés, ceux qui te font chialer au journal télévisé ou dans un film de Ken Loach. Ou en fait dans mon enfance à moi. Ces gamins, ils existent, je le sais, mais je pensais pas les retrouver comme ça sur grand écran en marionnettes colorées et en compagnie de mes jumeaux beurgeois qui ne savent rien des obscurités qui dévorent le foi même sous un sapin de Noël place de Jaude.

Heureusement, le film est heureux. Douloureux mais heureux.

Et puis surtout, il n’est pas pour nous ce film, il n’est pas pour nous, adultes à moitié finis à l’enfance achevée, il a été fait à hauteur d’enfant ce film, c’est-à-dire, avec ambition. Il ne cède pas à cette médiocrité commerciale et gluante qui empeste souvent le cinéma pour la jeunesse de masse qui tient à séduire les parents (porteurs de carte bancaire) plus que les enfants (porteurs d’avenir de l’humanité)

Vous savez pourquoi ce film a de la grandeur ? Parce qu’à la fin de la séance, mes enfants se sont éloignés de moi en criant : « on veut aller à l’orphelinat ! »

Je l’ai bien pris, rassurez-vous. C’est que c’était du bon cinéma, non ?

Dalie

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Le point de départ un roman pour la jeunesse, au pitch inattendu, le roman Autobiographie d’une courgette aux éditions piment.

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Le film franco-suisse filmé selon la technique extraordinaire du stop-motion, une folie créatrice à l’émotion fabuleuse. http://culturebox.francetvinfo.fr/cinema/animation-jeunesse/les-secrets-de-fabrication-de-ma-vie-de-courgette-247189

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Max Karli, producteur et cofondateur de Rita Productions à Genève, et Claude Barras, réalisateur de «Ma Vie de Courgette», dans les studios de tournage lyonnais du film d’animation.Image: LUCIEN FORTUNATI

http://www.24heures.ch/culture/cinema/vie-courgette-prend-vie-decor-poupee/story/10229876

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