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Dalie Farah et d'autres plumes d'ailes et mauvaises graines

The Border : aux frontières du vivant

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The Border

Ce film est annoncé comme fantastique, mais lorsque je le découvre avec mon amie Manue, je ne le sais pas. Et nous passons la séance à construire du sens à partir d’indices que nous voulions réalistes.

Nous avons sémantisé de toute notre âme cette histoire incroyable qui se passe dans une Suède crachant son réalisme à coups de couleurs froides et d’ambiance sonore vikings.

Je ne peux pas dire que c’est un grand film, un bon, un mauvais… Je n’ai pas en moi une échelle d’évaluation mais je peux affirmer que c’est une expérience cinématographique inédite.

Tina, une douanière possède un don : elle flaire la fraude, au sens propre, jusqu’à repérer une puce dans le téléphone d’un worker bien sapé. Un jour, un homme, Vore, l’accoste, il transporte du matériel de pêche, des vers vivants.

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Entre Tina et Vore va naître un frisson, une reconnaissance, un désir.

Ce qui apparaît d’emblée, c’est la laideur de ces créatures. Laideur de gros plan, grotesque laideur femelle et mâle sans que l’on ne sache jamais tout à fait ce qu’il en est.

Mythologique, fantastique, le film montre comment la transgression n’est pas forcément dans l’a-normé. Que les bêtes ne sont pas forcément celles qu’on croit.

La question de l’humanité et de l’identité ne trouvent qu’une réponse partielle, ce n’est pas un film à thèse, mais on en ressort perturbé avec des tas de choses à dire et à discuter, et j’aime bien ça quand je vais au cinéma avec Manue.

Dalie

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