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Plumes d'ailes
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Mauvaises graines
Paroles, voix et cultures citoyennes

« Elles migrent » lecture émouvante de femmes exceptionnelles

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Noor, Juliana, Mimi, Sylvie, Leïla

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Ismaël, guitare et chant. Dalie, chant.

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Le public debout. Choix de Sylvie : créer l’inconfort de ne pas savoir où se mettre. Une lecture sur la migrations passe par le corps. Il est question du corps.

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Sylvie Amblard

L’idée m’est venue après un reportage où je me suis demandée : où sont les femmes ? Je sais qu’il existe une migration féminine. Pendant plusieurs mois je suis allée à la rencontre de femmes qui venaient de migrer, qui avaient migré il y a un an, dix ans, vingt ans. Dont la mère avait migré. Mon idée c’était de raconter au plus près de ce qu’elles avaient vécu, dans les détails de ce qu’elles avaient vécu.

La posture à trouver était délicate : j’ai toujours détesté que l’on prenne la parole à la place de…et finalement se positionner au-dessus de la parole de l’intéressée et souvent avec plein de bons sentiments de type solidarité etc.

J’ai cherché comment faire. J’ai fait le choix de ne pas piller le témoignage et de ne pas me l’approprier.

J’ai réécrit, c’est la moins mauvaise solution pour moi, mais l’on pourra à juste titre dire que ce n’est pas tout-à-fait ça.

Tous les détails, toutes les anecdotes, tous les faits sont vrais. Mais j’ai recomposé pour écrire une pièce.

Dalie Farah

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Ismaël, Sondès El Hafidi, conseillère municipale, Dalie.

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Noor, Juliana, Elisabeth dite Mimi.

Le projet devait être plus ample et en partenariat avec La Compagnie Ahtra. Divers aléas de subventions et autres ont complètement fait disparaître le projet initial. Ainsi, Sylvie Amblard a choisi de travailler une lecture. Non pas un jeu d’acteur -même amateur – mais une lecture. Dépouillée.

La nudité du jeu et de la mise en scène s’est simplement intégrée dans le décor de l’exposition Migrations de la salle Gaillard.

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Extrait :

« FILLE : Je voulais pas partir. Je voulais pas partir.

MERE : On voulait pas partir.

FILLE : Je voulais pas partir.

 MERE : Mais on ne peut pas passer sa vie à compter les morts, on n’a pas assez de doigts pour ça. Allez, travaille.

FILLE : On aurait pu rester, y’en a qui sont restés, y’en a qui y sont encore. Y’en a qui ne sont pas sur une terre qui ne les a pas vu naître.

MERE : A quoi ça sert, si c’est pour y mourir. »

Si vous souhaitez connaître les conditions de représentation de « Elles Migrent » écrivez à plumesdailes@gmail.com, nous ferons suivre à la bonne personne !

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Photos Samuel Déprez

Intégration: Lysiakrea.com