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Plumes d'ailes
&
Mauvaises graines
Paroles, voix et cultures citoyennes

Aux larmes, citoyens !

Marianne

Aux mots, citoyens, à la culture, citoyens. Résistons.

« Ce matin, nous allons devoir parler d’amour après la mort, de vie après la haine, de paix après la guerre. Ce matin, je vais devoir expliquer à mes élèves un monde qui ne peut se comprendre, une violence faussement logique. Je vais devoir parler des mensonges qui ressemblent à des vérités et des vérités qui ne semblent plus crédibles. Ce matin, devant eux, je vais devoir cacher mon propre gouffre pour offrir la sécurité d’une parole qui veut protéger. Ce matin, ils vont m’interroger, me demander, parce que je suis leur professeur de français, de culture générale, de philosophie, et parce que je m’appelle Chrifi Alaoui, alors pour eux je dois savoir expliquer. Ce matin, je vais leur dire que notre désir de paix est une puissance et que l’humanité a d’universel, le singulier besoin d’aimer. »

Voilà le message que j’ai posté sur facebook le matin où je devais prendre mes élèves en cours, parce que cela fait des années que je vois se déliter la résistance à l’ignorance. Des années que je vois des collègues brisés injustement, d’autres récompensés pour leur simple docilité et obéissance aveugles. Nous ne sommes pas anonymes, mais nous sommes légions à faire la paix, à la tisser avec nos stylos plumes, debout sur des estrades invisibles, nous sommes légions à essuyer l’opprobre d’une société qui met l’éducation sur un piédestal et méprise ceux qui tentent de la porter. Et il y a le tissu associatif et tous ces hommes et ses femmes dont le talent, l’expertise de l’humain n’est jamais pris au sérieux.

Plumes d’ailes et mauvaises graines est né du besoin de nuance, du besoin de paix, du besoin de passerelles entre les hommes. Plumes d’ailes et mauvaises graines veut changer un toute petit coin du monde grâce à l’art, la culture, le talent de chaque citoyen.

Nous pouvons êtres des êtres passerelles à chaque fois que nous faisons le pas pour comprendre, expliquer ou partager, n’est-ce pas là, finalement le plaisir des bonheurs simples qui fondent une philosophie citoyenne sans idéologie ?

Dalie Chrifi Alaoui

La paroles sont trash, mais j’ai mis cette chanson dans ma classe, très fort et nous avons dansé. Une manière de montrer que l’exceptionnel n’est pas toujours atroce.

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